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Tansania Umgeben von Meer und Muslimenn

Tanzanie : entourés d'eau et de musulmans

« Si Dieu ne t’a pas expressément envoyé ici, il vaut mieux rester à l’écart et ne pas toucher à ce travail. » Suleiman doit le savoir. Depuis 1990, il travaille à Zanzibar. L’île en face de la Tanzanie est tropicale, touristique… et très musulmane.

Il ne lui serait jamais venu à l’idée de partir un jour pour Zanzibar pour y implanter une église.

Tentative d’assassinat avortée
Suleiman vient d’une famille musulmane stricte. Le changement s’est produit lorsque sa sœur a été guérie d’un cancer de quatre ans par la prière sur son lit de mort. Elle s’est alors tournée vers Jésus. « Parce que ce n’est pas compatible avec l’honneur de la famille, j’ai tenté durant deux ans de tuer ma sœur. En vain. Dieu sait protéger ses enfants », dit-il en se rappelant de cette période.

Crise et appel
Finalement, il tombe lui-même malade. Ayant atteint la fin de ses propres capacités, il s’ouvre au témoignage de sa sœur et vit alors une conversion radicale. En 1990 il s’établit à Zanzibar sur la base d’un appel clair et commence à travailler auprès de la population locale. Aujourd’hui, il dirige un réseau de 22 églises comptant plusieurs milliers de chrétiens. Ce succès a un prix. « Pour nous, c’est normal d’être menacés ou agressés lorsque nous sommes en mission. Des chrétiens ont déjà été tués et des églises brûlées. »

Ce que Suleiman souhaite le plus, ce sont des soutiens, des gens qui prient pour les collaborateurs et leur mandat, afin que ceux-ci ne soient pas paralysés par la peur de la persécution.

Les jardins d’enfants ouvrent des portes
Le pasteur Mosha travaille sur l’île de Mafia à 200 km plus au sud. Elle est plus petite et moins connue, mais les défis sont les mêmes. Ici aussi, l’islam est la culture dominante et la cause majeure des hostilités. « Malgré tout, le travail grandit, » déclare le pasteur Mosha, « cette année une nouvelle église a vu le jour. Une femme d’un autre village a entendu dire qu’on priait pour les malades dans notre église. Elle est venue, a reçu sa guérison, a embrassé la foi chrétienne et est devenue la première pierre d’une nouvelle église dans son village. Toutes les églises de Mafia gèrent ou planifient la gestion d’un jardin d’enfants. Les petits n’y apprennent pas seulement à lire et à compter, mais aussi ce que c’est que d’être aimé et accepté. » Le pasteur Mosha en est sûr : « Les enfants n’oublieront pas cette expérience. Même quand nous les perdrons de vue. En même temps, ces jardins d’enfants sont des ponts construits vers les habitants des villages. Les tensions ont sensiblement diminué dans l’un de nos centres depuis que notre jardin d’enfants sert la communauté villageoise. »