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Sibirien Report 1 2020Bangladesh : de mal en pis

Les chrétiens ont pris la fuite, pour échapper à la persécution… et sont arrivés dans un camp de réfugiés musulman.

Hommes barbus, femmes couvertes de tissu noir des paupières au bout des ongles. Des centaines de milliers de réfugiés rohingyas expulsés du Myanmar vers des tentes improvisées faites de bâches en plastiques. L’atmosphère du camp au Bangladesh semble être musulmane radicale. Je me demande, s’il y a ici aussi des chrétiens (locaux). Avec nos partenaires, nous organisons des missions médicales et avons envoyé des évangélistes, dont un ancien imam. Ceux-ci sont tombés sur David*, un évangéliste rohingya. 

Évangéliste de longue date 
David décrit les raisons de sa fuite : « La vie n’est pas supportable au Myan-mar, sans possibilité de formation pour nous autres rohingyas, sans liberté de mouvement, mais toujours plus de tracasseries. Par exemple, tous les enfants doivent être inscrits auprès de la police… pour la « modique » somme de 300-400 USD. Pour mes parents qui ont sept enfants, c’est impossible à payer. Les enfants non-enregistrés sont simplement enlevés lors de perquisitions et temporairement enfermés. C’est l’une des raisons qui ont poussé mes parents à quitter le Myanmar. A cela s’est ajoutée la répression par les extrémistes hindous et musulmans, y compris la torture, quand mes parents sont devenus chrétiens. Ils allaient à un service de culte secret, mais ils se sont fait prendre. J’ai moi aussi embrassé la foi chrétienne en 2006. Depuis, je fais tout mon possible pour apporter l’Évangile à mon peuple. Traduire la Bible dans la langue des Rohingyas me tient très à cœur. »

David estime que depuis 2006, près de 7000 Rohingyas sont devenus chrétiens, et que 150 familles chrétiennes vivent dans ce camp. Un statut qui met les gens en grand danger dans cet environnement radical.

Attaque dans le camp 
28 janvier 2020. Une horde de musulmans militants attaquent des chrétiens du camp. Ils les battent, détruisent leurs abris. 16 sont blessés, dont Mohana Priya*, le responsable de nos quatre collaborateurs locaux. Les blessés sont conduits dans un hôpital chrétien à l’extérieur du camp.

Les sévères blessures à la tête de Mohana Priya ont été opérées. Quant à la police, elle est restée passive. Aucune arrestation. Les assaillants ont pris la fuite. Les Rohingyas ont urgemment besoin d’une chose : de l’espoir – un véritable espoir que seule la foi en Jésus-Christ peut donner.

Film : BANGLADESH - Échoués sans espoir | Un ancien imam en mission parmi les réfugiés rohingyas I 2.50min

* Noms modifiés