
Sur les routes de la toundra
Notre équipe se trouve actuellement en Sibérie. C'est l'été et ils doivent traverser de vastes marécages en voitures amphibies. Les distances dans la toundra sont énormes : souvent, le village le plus proche se trouve à plus de 400 kilomètres.
Cette région isolée abrite plus de 50 groupes ethniques, dont certains ne comptent qu'environ 200 membres. Il n'y a aucune infrastructure : pas de réseau, pas d'électricité, pas de médecin ni de police. L’escalade d’un conflit peut s’avérer mortel. Si quelqu’un est amené à passer la nuit dehors, ses chances de survie sont très minces, par des températures de -50 °C. L'alcoolisme et le désespoir sont des problèmes très répandus.
C’est particulièrement émouvant de constater que dans certains groupes ethniques, le concept de famille ou de mariage n'existe pratiquement pas. Là où l’entraide aiderait à la survie, c'est souvent le contraire qu’on remarque : chacun ne se soucie que de lui-même.
Malgré ces conditions difficiles, les rencontres sur place nous motivent. Nous sommes convaincus que l'Évangile a un pouvoir profond et transformateur. Les églises que nous implantons offrent des perspectives pour une vie meilleure. L'aspect spirituel est encore plus important que la cohésion sociale. C'est pourquoi notre équipe a besoin de soutien dans la prière.



